Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

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Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Djamel Ould Abbès incinère 4 milliards d’euros (source le matin DZ)

Publié par The Algerian Speaker sur 16 Février 2012, 11:34am

Catégories : #TCHIPA (Corruption) - srika et tutti quanti

Combien d’hôpitaux équipés avec leurs encadrements prépayés, s’il le fallait, ne peut-on pas construire avec cette somme dans le pays ?

A l’idée d’entendre dans notre pays l’avarie de 42 000 tonnes de bonnes pommes de terre, les consommateurs algériens, réduits désormais à faire le marché en luttant sans merci avec les sous, ils n’iraient pas par trente-six chemins pour demander la présentation devant le juge du ministre de l’Agriculture accompagné par celui du Commerce.

Imaginez alors qu’il s’agit aujourd’hui de la même quantité, tout aussi abîmée, mais en médicaments. Oui, 42.000 tonnes de médicaments ont été inventoriées par les autorités de tutelle en marge des discussions aux dernières journées pharmaceutiques organisées comme de tradition par le Syndicat des pharmaciens d’officine. Et s’il vous plaît en présence du gardien en chef de la santé des citoyens, en l’occurrence le ministre Djamel Ould Abbès qui fêtera sa soixante-dix-huitième année ce mois-ci.

La pharmacie aux ordres des importateurs

Calculons comme à l’époque de l’école annexe de l’Ecole normale, en mémoire surtout du vénérable Abdelhamid Mehri qui était à l’indépendance son directeur, au moment où Ould Abbès était directeur de la santé de Tlemcen.

42.000 tonnes font 24 millions de kilos qui font 24 milliards de grammes. Selon les experts en finance sanitaire, un gramme de médicament coûtait il y a déjà longtemps en moyenne au minium 10 dinars, on ne parle pas conversion. Cela fait, ya el khaoua, 240 milliards de dinars en train de créer un problème d’incinération à la très respectable Dalila Boudjemâa, directrice de l’Environnement au ministère de l’Aménagement du territoire. Qui n’a absolument rien à voir avec la calamité mais le premier responsable de la cause sanitaire nationale, si.

Combien d’hôpitaux équipés avec leurs encadrements prépayés, s’il le fallait, ne peut-on pas construire avec cette somme dans le pays ? Combien de talentueux praticiens et excellents cadres du paramédical ne sommes-nous pas en mesure de former en sus par la grâce de ces quatre milliards d’euros qui nous créent maintenant un problème d’environnement, et qui ne sont pas les vestiges d’un immense quota de vieux pneus plusieurs fois rechapés.

De ces 24.000 tonnes de produits d’importance vitale, de ces 500 millions de livres de substance de guérison ou de remède à la souffrance en principe plus qu’indispensables aux besoins de la trentaine de millions d’impénitents que nous sommes, il ne peut pas ne pas y avoir cette question qui sonne tous les échos réunis d’un volontaire accomplissement de forfait : plus de six kilos de médicaments par habitant partis en java. Pourquoi donc, par tous les diables ?

Ould Abbès pointe du doigt le directeur de la pharmacie nationale en lui rappelant l’urgence pour les importateurs d’être dans les timings de prélèvement auprès des fournisseurs étrangers pour qu’au moment des élections les officines et les services pharmaco des hôpitaux seraient suffisamment achalandés, tant pis si à partir du mois de juin les médicaments payés par le denier public commencent à échapper au contrôle de la rationalité et à l’usure du temps.

Silence amnistiant sur les responsables

Il n’a pas évoqué cette hécatombe au dernier conseil des ministres ; encore moins qu’il ait eu l’idée de soumettre un dossier sur ce sujet de honte à lire aux parlementaires, histoire d’enquêter sur les responsabilités.

Pendant que la directrice de l’Environnement se plaint des laboratoires fournisseurs en les accusant de ne pas jouer le jeu en cours dans les relations d’échange pharmaceutique dans le monde où ce sont les producteurs qui ont la charge des produits périmés sortis de leurs labos, Djamel Ould Abbès "positivise" sans transition sur la production locale en donnant des chiffres élogieux dont il est le seul à s’en enthousiasmer. Il parle des 800 millions d’euros économisés sur la facture d’importation globale pour ce créneau des besoins médicaux par les réalisations pharmaceutiques nationales mais il n’explique pas les taux d’intégration jusque-là réussis en la matière. Il n’éclaircit sur les parts incompressibles dans le know how des matières premières apatriées, en souches et autres enzymes et molécules indispensable à la réalisation des principes actifs, ni des intrants et autres outillages qui coûtent les yeux de la tête.

Ayant pris au pied de la lettre le slogan de cette rencontre, "La pharmacie au cœur des réformes", les professionnels de cette stratégique discipline ne parviennent pas à intéresser dans les débats avec le ministre et les responsables de la tutelle à propos de leurs problèmes récurrents concernant le statut du pharmacien et de ses prérogatives, la question épineuse des marges bénéficiaires, le financement des officines et les qualifications. Ils parlaient dans le vide. Ce qui intéressait dans l’immédiat, selon un couple de pharmacien participant, c’était qu’il y avait comme une espèce de pression sur les importateurs pour qu’ils ne perdent pas de temps afin de boucler les connaissements avant le 16 février en vue des nouvelles razzias sur les laboratoires étrangers.

Mais ça n’a pas parlé aussi des médicaments payés chers arrivés sur nos rives non conformes ou carrément périmés et des instituts sérieux pour les contrôler.

Nadir Bacha

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